Assurance-vie : les avantages à connaître

L'assurance-vie est un contrat d'épargne et d'assurance qui peut répondre à plusieurs objectifs : constituer une épargne, organiser des retraits, diversifier des supports d'investissement ou préparer la transmission d'un capital. Aucun de ces objectifs ne dispense d'examiner le contrat, la situation personnelle et les risques associés.

Son intérêt dépend notamment de la date des primes, de l'ancienneté du contrat, de la clause bénéficiaire, des supports disponibles et de l'ensemble des frais. Les règles fiscales présentées ici sont celles vérifiées pour 2026, sous réserve de la situation propre à chaque contrat et à chaque contribuable.

Une épargne disponible, avec les règles du contrat

Le souscripteur peut en principe effectuer des versements libres ou réguliers, puis demander un rachat partiel ou total. Un rachat partiel permet de retirer une somme sans mettre fin à la valeur de rachat du contrat. Une avance peut aussi être prévue, selon les conditions contractuelles. Les délais, les pièces demandées, les minimums et les frais éventuels doivent être vérifiés auprès de l'assureur.

La disponibilité ne signifie pas que toute somme retirée est fiscalement neutre. Lors d'un rachat, la somme versée comprend généralement une part de primes et une part de gains. C'est cette quote-part de gains qui est prise en compte pour l'impôt sur le revenu. Les règles applicables dépendent de l'ancienneté du contrat et de la date des primes.

Fiscalité des rachats : distinguer durée et date des primes

Tant qu'aucun rachat n'est effectué, l'impôt sur le revenu n'est en principe pas calculé sur les gains du contrat. Lors d'un rachat, la taxation porte sur la fraction de gains comprise dans la somme retirée. Les prélèvements sociaux peuvent également s'appliquer selon la nature du produit et les règles en vigueur.

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les taux d'impôt sur le revenu diffèrent selon que le contrat a moins ou au moins huit ans. Pour un contrat d'au moins huit ans, l'abattement annuel sur les gains retirés est de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Le seuil de 150 000 € s'apprécie sur les primes versées sur l'ensemble des contrats, selon les modalités fiscales applicables. Au-delà, la fraction concernée peut relever du taux de 12,8 %.

Repères généraux pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017
Situation Impôt sur le revenu Point à vérifier
Contrat de moins de huit ans Taux forfaitaire de 12,8 % ou option pour le barème progressif Date des primes, régime fiscal choisi et éventuelle dispense du prélèvement
Contrat d'au moins huit ans Taux forfaitaire de 7,5 % dans la limite prévue par le régime, puis taux de 12,8 % pour la fraction concernée Abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € et total des primes versées sur les contrats
Primes versées avant le 27 septembre 2017 Règles distinctes selon la durée du contrat et l'option fiscale Historique des versements et régime applicable au contrat

Choisir les supports sans confondre diversification et garantie

Un contrat peut être monosupport ou multisupport. Le fonds en euros vise la sécurité du capital selon les garanties et les frais prévus au contrat. Les unités de compte peuvent donner accès à des actions, obligations, organismes de placement collectif, supports immobiliers ou autres actifs. Leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse et le capital n'est pas garanti.

Le choix des supports doit partir de l'objectif, de l'horizon, du besoin de liquidité et du niveau de risque accepté. Une liste large de supports n'est pas un avantage en soi si elle rend la sélection illisible ou si les supports et leurs frais ne correspondent pas au projet.

Caractéristiques générales des principaux supports
Support Capital Risque principal Questions à poser
Fonds en euros Garantie selon les conditions du contrat, parfois hors frais de gestion Rendement non garanti et risque lié aux conditions du contrat et de l'assureur Nature de la garantie, frais, modalités de participation aux bénéfices
Unités de compte Non garanti Fluctuation de la valeur et perte en capital Objectif, horizon, niveau de risque, liquidité et frais du support

Les frais : comparer le contrat, pas seulement le support

Les frais peuvent intervenir à plusieurs niveaux : versement, gestion du contrat, gestion des unités de compte, arbitrage, sortie ou options de gestion. Certains supports comportent eux-mêmes des frais. La comparaison doit donc porter sur le coût total correspondant à l'utilisation envisagée, et non sur un seul taux affiché.

Avant de souscrire, il est utile de demander la liste des frais, les documents d'information sur les supports et les modalités de rémunération de l'intermédiaire. Le document d'informations clés doit être lu avec le niveau de risque, la durée de détention recommandée, les coûts et les scénarios présentés pour le support concerné.

Clause bénéficiaire et transmission : une organisation à rédiger

Le capital ou la rente payable au décès à un bénéficiaire déterminé ne fait en principe pas partie de la succession civile de l'assuré. Cette différence entre assurance-vie et succession explique l'intérêt de la clause bénéficiaire, mais elle ne permet pas de conclure que tout contrat échappe à toute règle successorale ou fiscale.

La clause doit identifier les bénéficiaires avec suffisamment de précision et prévoir, lorsque cela est pertinent, l'ordre des bénéficiaires de substitution. Elle doit être relue après un mariage, un divorce, une naissance, un décès ou une évolution du projet de transmission. Si aucun bénéficiaire n'est désigné au décès, le capital ou la rente peuvent retomber dans la succession et l'effet recherché peut disparaître.

Le régime fiscal dépend notamment de l'âge au moment des versements. Pour les primes relevant de l'article 990 I du Code général des impôts, l'abattement est de 152 500 € par bénéficiaire, puis le prélèvement prévu par le texte s'élève à 20 % jusqu'à 700 000 € de part taxable par bénéficiaire après abattement, puis à 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après l'âge de soixante-dix ans, l'article 757 B prévoit un abattement global de 30 500 € sur l'ensemble des contrats concernés, puis une taxation selon le lien de parenté sur la fraction correspondante des primes.

Assurance-vie et succession : deux cadres à articuler

Différences générales à examiner avant une décision de transmission
Question Assurance-vie Succession
Personne qui reçoit Bénéficiaire désigné dans la clause, sous réserve des règles applicables Héritiers et légataires selon la dévolution successorale et les dispositions prises
Actif concerné Capital ou rente dus par l'assureur au décès Patrimoine et droits transmis dans la succession
Point de vigilance Clause, âge des versements, primes manifestement exagérées et fiscalité Réserve héréditaire, droits de succession, dettes et dispositions testamentaires

L'assurance-vie peut donc compléter une succession, mais elle ne remplace pas une réflexion d'ensemble. La clause bénéficiaire, le testament, les donations, le régime matrimonial et la liquidité nécessaire au règlement de la succession peuvent devoir être examinés ensemble.

Une décision patrimoniale à replacer dans son contexte

Chez KAYS Wealth Management, l'analyse d'une assurance-vie commence par le contrat existant, les objectifs, la situation familiale, l'horizon, le besoin de liquidité, les supports et les frais. L'enjeu est de distinguer les règles générales des conséquences propres à votre situation, avant toute recommandation.

Questions fréquentes sur l'assurance-vie

Peut-on retirer de l'argent d'une assurance-vie à tout moment ?

En principe, le souscripteur peut demander un rachat partiel ou total pendant la vie du contrat. Les conditions, délais et éventuels frais dépendent du contrat. Un rachat ne signifie pas nécessairement la clôture du contrat : seul un rachat total met fin à sa valeur de rachat.

Quand les gains d'une assurance-vie sont-ils imposés ?

Les gains sont imposés lorsqu'un rachat est effectué, et la taxation porte sur la fraction de gains comprise dans la somme retirée. La durée du contrat et la date des primes versées déterminent le régime applicable. Des prélèvements sociaux peuvent également s'appliquer selon les règles en vigueur.

Que change la durée de détention de huit ans ?

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains retirés d'un contrat d'au moins huit ans bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Après cet abattement, le taux d'impôt sur le revenu dépend notamment du montant des primes versées sur l'ensemble des contrats, avec une fraction pouvant relever du taux de 7,5 % et une autre du taux de 12,8 %.

L'assurance-vie fait-elle partie de la succession ?

Le capital payable au décès à un bénéficiaire déterminé ne fait en principe pas partie de la succession civile de l'assuré. Cette règle ne rend pas le contrat intouchable : l'absence de bénéficiaire, la rédaction de la clause, les primes manifestement exagérées et certaines règles fiscales peuvent modifier le traitement de la transmission.

Que se passe-t-il pour les primes versées après soixante-dix ans ?

Pour les primes versées après l'âge de soixante-dix ans, les droits de mutation par décès s'appliquent à la fraction correspondante des primes, après un abattement global de 30 500 € pour l'ensemble des contrats souscrits sur la tête du même assuré. Le régime dépend ensuite du lien de parenté entre l'assuré et le bénéficiaire.

Comment choisir les supports et les frais d'un contrat ?

Le choix doit rapprocher l'objectif, l'horizon, le besoin de liquidité et le niveau de risque accepté. Il faut comparer les frais d'entrée, de gestion, d'arbitrage et ceux propres aux supports, puis lire les documents d'information remis avant la souscription. Les unités de compte ne garantissent pas le capital.

Explorer les sujets liés

La confiance en soi n’arrive pas toujours par la grande porte. Parfois, elle se construit tranquillement, pas à pas, alors que l’on prend soin de soi jour après jour. Elle se développe lorsqu’on choisit d’essayer, même si l’on n’est pas sûr du résultat. Chaque fois que l’on agit malgré le doute, on renforce la conviction que l’on est capable. La confiance ne consiste pas à avoir toutes les réponses, mais à croire que l’on peut trouver la solution en cours de route.

Pour faire bouger les choses, inutile d’attendre le moment parfait ; il faut commencer avec ce que l’on a, là où l’on est. Les grands objectifs peuvent sembler insurmontables lorsqu’on les envisage simultanément, mais la dynamique se construit grâce à des actions modestes et cohérentes. Que vous travailliez à la réalisation d’une étape personnelle ou d’un rêve professionnel, les progrès sont le fruit d’une présence, non pas parfaite mais constante. L’action crée de la clarté et, au fil du temps, ces avancées mises bout à bout se concrétisent.

Il n’est pas nécessaire d’être intrépide pour atteindre ses objectifs, il suffit d’avoir la volonté. La volonté d’essayer, la volonté d’apprendre et la volonté de croire que l’on est capable de plus que ce que l’on sait. La route n’est pas toujours facile, mais c’est rarement simple de grandir. Ce qui compte le plus, c’est que vous continuiez à avancer, à apprendre et à croire en la version de vous-même que vous êtes en train de devenir.

Précédent
Précédent

Les différents régimes fiscaux en immobilier locatif

Suivant
Suivant

Faut-il acheter ou louer sa résidence principale ?