Produits structurés : 8 points à vérifier avant d’investir

Un produit structuré associe une formule de remboursement à un ou plusieurs sous-jacents. Son résultat ne dépend donc pas uniquement de la direction des marchés : il dépend aussi des dates d'observation, des seuils, de la durée, des frais et des conditions prévues dans la documentation.

Avant toute souscription, il faut être capable d'expliquer ce qui peut se passer dans un scénario favorable, intermédiaire ou défavorable. La checklist ci-dessous sert à vérifier les paramètres essentiels, sans supposer un rendement ni un niveau de protection qui ne seraient pas explicitement prévus.

La checklist avant toute souscription

Ne vous arrêtez pas au nom commercial ou à une présentation synthétique. Recherchez dans le document d'informations clés, la term sheet ou les conditions définitives les éléments qui répondent à chacune des questions suivantes.

Huit points de contrôle pour analyser un produit structuré
Point à vérifier Questions à poser Pourquoi c'est déterminant
Sous-jacent Quel actif, indice, panier ou fonds sert de référence ? Comment est-il composé, pondéré et observé ? La formule ne peut être comprise sans connaître l'actif auquel elle se rattache, ses concentrations et ses principaux risques.
Émetteur Qui émet le produit ? Existe-t-il un garant ? Quel est le rang de la créance et quelle information est disponible sur le risque de crédit ? Pour un titre de créance, la solvabilité de l'émetteur peut affecter le remboursement prévu, même si le sous-jacent évolue conformément au scénario.
Scénario de remboursement Quelles sont les dates, les conditions de coupon, les règles de rappel automatique et le montant remboursé dans chaque scénario ? Le résultat est déterminé par une formule. Un scénario favorable, neutre ou défavorable peut produire des résultats très différents.
Barrière Quel est le niveau de la barrière, à quelles dates est-elle observée et concerne-t-elle le coupon, le capital, ou les deux ? Une barrière de coupon et une barrière de protection ne jouent pas nécessairement le même rôle. Le mot barrière ne suffit pas à conclure à une protection.
Durée Quelle est la date d'échéance, quelle est la durée maximale et quelles sont les dates possibles de remboursement anticipé par la formule ? Le capital peut rester investi jusqu'à l'échéance. La durée annoncée n'implique pas qu'un remboursement anticipé aura lieu.
Frais Quels sont les frais d'entrée, de distribution, de gestion, d'enveloppe, de transaction et de sortie ? Sont-ils déjà intégrés dans la valeur ou la formule ? Les frais réduisent le résultat net et peuvent être difficiles à repérer s'ils sont répartis entre le produit et l'enveloppe de détention.
Liquidité Existe-t-il un marché secondaire ou un mécanisme de cotation ? À quel prix et dans quels délais la vente peut-elle être exécutée ? La liquidité n'est pas équivalente à une garantie de prix. Avant l'échéance, le prix de vente peut être inférieur au montant investi.
Sortie anticipée Que se passe-t-il en cas de besoin de liquidités, de vente avant l'échéance ou de rachat dans l'enveloppe ? Quelles conséquences sur le prix, les frais et la fiscalité ? Une sortie avant l'échéance peut neutraliser une protection conditionnelle et cristalliser une perte qui aurait été évitée ou différente à l'échéance.

Lire le produit dans tous les scénarios

Une présentation commerciale met souvent en avant le scénario attendu. La bonne question consiste à vérifier ce que prévoit la formule lorsque le sous-jacent baisse, lorsque la barrière est franchie, lorsque le remboursement anticipé ne se déclenche pas ou lorsque l'émetteur rencontre une difficulté.

Questions à examiner selon le scénario de marché et de crédit
Scénario Ce qu'il faut vérifier Point de vigilance
Remboursement anticipé La condition de rappel est-elle remplie à une date d'observation prévue ? Le remboursement anticipé dépend de la formule et n'est jamais une promesse de sortie à une date choisie par l'investisseur.
Sous-jacent stable ou en hausse Le gain dépend-il d'un niveau, d'une performance, d'un coupon conditionnel ou d'un plafond ? Une hausse du sous-jacent ne signifie pas nécessairement que l'investisseur reçoit toute cette hausse.
Sous-jacent en baisse La baisse reste-t-elle au-dessus de la barrière et quelles conséquences sont prévues sur les coupons et le capital ? La protection peut être conditionnelle, limitée à certaines dates ou distincte entre coupons et capital.
Barrière franchie Quel mécanisme s'applique à l'échéance lorsque la barrière est atteinte ou franchie ? Selon la formule, la perte peut être partielle ou totale. Il ne faut pas extrapoler un résultat sans lire les conditions exactes.
Défaillance de l'émetteur Quels sont les risques liés à l'émetteur et aux garants éventuels ? La protection contractuelle du produit ne supprime pas le risque de crédit de l'émetteur.

Protection du capital : une protection conditionnelle, jamais générale

Une mention de protection du capital doit toujours être lue avec ses conditions : niveau de protection, date d'appréciation, scénario de marché, échéance, modalités de sortie et solvabilité de l'émetteur.

La protection peut être totale, partielle ou absente selon le produit. Elle peut aussi ne s'appliquer qu'à l'échéance, sous réserve que les conditions prévues soient remplies. Une vente avant cette date peut donc se faire à un prix inférieur au montant investi. Pour un titre de créance, le risque de crédit de l'émetteur ou d'un garant éventuel doit être analysé séparément du risque lié au sous-jacent.

Aucun niveau de rendement, de barrière ou de protection ne doit être déduit d'un exemple générique. Seuls les documents contractuels du produit permettent de connaître les conditions applicables à une souscription donnée.

Notre approche

Chez KAYS Wealth Management, un produit structuré est examiné comme une composante d'une allocation globale, et non comme une promesse isolée. Nous mettons en regard la formule, le risque émetteur, la liquidité, les frais, l'horizon et la capacité de l'investisseur à subir une perte. L'objectif est de vérifier que le produit est compréhensible, documenté et cohérent avec la situation patrimoniale avant toute décision.

Questions fréquentes

Les produits structurés garantissent-ils toujours le capital ?

Non. La protection du capital n'est jamais générale. Elle dépend des conditions précises du produit, de la barrière, de la date de remboursement, de la formule et, lorsqu'il s'agit d'un titre de créance, du risque de crédit de l'émetteur. Une perte partielle ou totale reste possible selon le scénario réalisé.

À quoi sert la barrière d'un produit structuré ?

La barrière est un niveau défini dans la documentation du produit. Elle peut intervenir dans le calcul d'un coupon, d'un remboursement ou de la protection du capital, avec des dates d'observation propres au produit. Il faut vérifier séparément chaque fonction au lieu de déduire une protection générale du seul mot barrière.

Peut-on sortir d'un produit structuré avant son échéance ?

Une sortie avant l'échéance peut dépendre d'un remboursement prévu par la formule ou d'une vente sur un marché secondaire. Dans ce second cas, le prix n'est pas garanti et peut être inférieur au montant investi, même si une protection aurait pu s'appliquer à l'échéance. Les frais, les délais et les conséquences fiscales doivent aussi être vérifiés.

Pourquoi faut-il analyser l'émetteur ?

Pour un titre de créance, l'investisseur est exposé au risque de crédit de l'émetteur et des garants éventuels. La solvabilité de l'émetteur peut donc affecter le remboursement des sommes prévues par le produit, indépendamment de l'évolution du sous-jacent.

Quels documents faut-il lire avant de souscrire ?

Il faut lire le document d'informations clés, la term sheet ou les conditions définitives du produit, le détail des frais et les documents de l'enveloppe utilisée. Ces documents doivent permettre de comprendre la formule, les scénarios, les dates, les conditions de protection, le risque émetteur et les modalités de sortie.

Comment savoir si un produit structuré est adapté à ma situation ?

L'analyse doit relier le produit à un objectif, un horizon, un besoin de liquidité, une capacité à subir une perte et une allocation déjà existante. Il n'existe pas de produit structuré adapté à toutes les situations. La décision doit être prise après lecture de la documentation et évaluation de la cohérence avec le patrimoine global.

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La confiance en soi n’arrive pas toujours par la grande porte. Parfois, elle se construit tranquillement, pas à pas, alors que l’on prend soin de soi jour après jour. Elle se développe lorsqu’on choisit d’essayer, même si l’on n’est pas sûr du résultat. Chaque fois que l’on agit malgré le doute, on renforce la conviction que l’on est capable. La confiance ne consiste pas à avoir toutes les réponses, mais à croire que l’on peut trouver la solution en cours de route.

Pour faire bouger les choses, inutile d’attendre le moment parfait ; il faut commencer avec ce que l’on a, là où l’on est. Les grands objectifs peuvent sembler insurmontables lorsqu’on les envisage simultanément, mais la dynamique se construit grâce à des actions modestes et cohérentes. Que vous travailliez à la réalisation d’une étape personnelle ou d’un rêve professionnel, les progrès sont le fruit d’une présence, non pas parfaite mais constante. L’action crée de la clarté et, au fil du temps, ces avancées mises bout à bout se concrétisent.

Il n’est pas nécessaire d’être intrépide pour atteindre ses objectifs, il suffit d’avoir la volonté. La volonté d’essayer, la volonté d’apprendre et la volonté de croire que l’on est capable de plus que ce que l’on sait. La route n’est pas toujours facile, mais c’est rarement simple de grandir. Ce qui compte le plus, c’est que vous continuiez à avancer, à apprendre et à croire en la version de vous-même que vous êtes en train de devenir.

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