Immobilier : le point sur la conjoncture du 1er semestre 2018

LE LÉGER TASSEMENT DE LA CROISSANCE OBSERVÉ AU 1ER SEMESTRE EN FRANCE ET DANS LA ZONE EURO, TOUT COMME LE RETOUR DU RISQUE POLITIQUE DANS LE SUD DE L’EUROPE, INVITE À PLUS DE PRUDENCE ET DE RIGUEUR.

Après avoir enregistré l’an dernier sa meilleure performance depuis 2011, avec une croissance annuelle de 2%, l’économie française marque le pas. La croissance est ressortie à seulement 0,2% au premier trimestre puis à 0,3% au deuxième trimestre et 0,4% au troisième trimestre (grace notamment à la coupe du monde). Ce léger ralentissement de la reprise, bien qu’attendu et général dans la zone euro, n’a cependant pas conduit le gouvernement à remettre en cause l’objectif de croissance pour 2018, toujours fixé à 2%.

Une récente poussée inflationniste (portée par la hausse des carburants et du tabac) viendra sans doute rappeler aux épargnant les qualités défensives de l’immobilier face à l’érosion monétaire. Sans présager de l’évolution de la seconde partie de l’année, ce léger à-coup conjoncturel rappelle la nécessité pour les investisseurs de ne pas perdre de vue les segments structurellement porteurs et résiliants du marché immobilier, avec pour leitmotiv la qualité de l’emplacement.

Dans l’immobilier de bureaux, les zones les plus porteuses se concentrent sur le QCA de Paris, la première couronne Ouest et les grandes métropoles régionales dynamiques et attractives.Dans ces zones, les bureaux bénéficient de la forte demande des entreprises, portées par la reprise, et constituent donc des surfaces très recherchées.

Dans l’immobilier commercial, l’attractivité que présentent les murs de commerces des centres-villes des grandes métropoles hexagonales attractives et touristiques reste une valeur sûre. Par ailleurs, les murs de commerce de centres-villes profitent de la dynamique de l’activité touristique dans l’Hexagone, la France tenant fièrement sa place de première destination touristique mondiale. A cela s’ajoute l’ouverture des commerces le dimanche, qui favorise en premier lieu le commerce lié au tourisme.

Nous considérons que la diversification des investissements permet également d’amortir les aléas conjoncturels et/ou les chocs exogènes. La nouvelle instabilité politique en Italie et en Espagne valide notre préférence pour les marchés immobiliers des pays d’Europe du Nord, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, qui présentent des fondamentaux solides. Enfin, la bonne santé de l’industrie du tourisme est favorable au secteur de l’hôtellerie, notamment aux activités de camping en mobil-home haut de gamme et aux boutiques-hôtels pour les centres-villes, et l’avènement du e-commerce, à une nouvelle dynamique du secteur de la logistique.

LE LÉGER TASSEMENT DE LA CROISSANCE OBSERVÉ AU 1ER SEMESTRE EN FRANCE ET DANS LA ZONE EURO, TOUT COMME LE RETOUR DU RISQUE POLITIQUE DANS LE SUD DE L’EUROPE, INVITE À PLUS DE PRUDENCE ET DE RIGUEUR.